Ficiène sortie en mer

Mon oncle charpentier de marine avait un ami tunisien: Ficiène. Je serai incapable de dire si cette amitié s’est établie après que mon oncle lui construisit un bateau d’environ huit mètres ( dimensions notées avec mon regard d’enfant) ou si elle existait auparavant. Toujours est-il qu’ils se comportaient comme deux frères : entre eux un grand respect et une joie de vivre les animaient.

Le sirocco

(Extrait du livre de Roger Macchi « Le Jardin des délices oubliées » ).
Je me souviens, on aurait dit qu'un violent orage allait éclater, une impression de fournaise, tellement la terre était surchauffée ; puis, lentement la lumière changeait, l'atmosphère devenait irréelle et le ciel prenait des tonalités orange qui nimbaient le paysage. Au loin, les formes devenaient incertaines, la brume déformait la silhouette des palmiers qui semblaient tout à coup flotter sur une mer écumante.

Le coordonnier de Picville

Tout autour de notre quartier nous avions une demie douzaine de cordonniers, deux d'entre eux exerçaient à domicile. Ils étaient Juifs, Arabes ou Italiens. L'un des deux habitait près de chez nous, se prénommait Maurice, la quarantaine et avait de nombreux enfants, dont un de mon âge, avec qui je m'amusais de temps en temps..