Le moulin à café

 

Je me souviens de cet objet d’un autre âge, venant du fin fond de mon enfance !
Je revois la cuisine au petit matin avec ses murs beiges carrelés de blanc. Par la fenêtre ouverte, avec le premier rayon de soleil, parvenait à mes oreilles le chant du chevrier appelant son troupeau.

La ville abandonnée

(Extrait du livre de Roger Macchi  "Le vieil homme et le Gouhl" )
Le passé n’est pas passé et la mémoire est ma demeure.
Je sais que je reviendrai à Sfax pour revoir mes morts.
Mon sang est fidèle, toutefois, la course à la vie a empêché constamment ce voyage.
Aujourd’hui c’est décidé, je retourne à Sfax.
Mais pas trop vite, il me faut du temps, je ne prendrai pas l’avion.
Je prendrai le bateau afin de déguster le temps du retour.

Frayeurs nocturnes

Il y a fort longtemps, âgé d’une douzaine d’années, mon oncle me demanda si cela me ferait plaisir de l’accompagner a une partie de chasse de nuit ?
"bien sur tonton a condition d’avoir l’accord de mes parents".
"J’irais le leur demander" me dit il et c'est ce qu’il fit trois jours plus tard.
Mes parents acceptèrent mais me firent évidemment des recommandations sur les dangers nocturnes que représentait cette partie de chasse au vu de mon jeune âge.