Les scouts à Sfax - années 50

A Sfax, dans les années 1950 -1960,  il y avait plusieurs troupes de scouts ; cet article est essentiellement inspiré des images et des textes publiés dans l'ex "Forum Sfaxien", il n'est donc pas exhaustif.

Nous avons beaucoup de témoignages des scouts de France, une photo très importante des scouts Tunisiens et quelques photos des scouts juifs (israëlites).

Si d'autres témoignages se manifestent ultérieurement sur ce site, nous les rajouterons à ce sujet.

La boussadia

Dans " le jardin des délices oubliées", Roger Macchi évoque La Boussadia en ces termes :


Je me souviens d'avoir eu la peur de ma vie !
Car je l'ai vu, de mes yeux vus. Vu comme je vous vois … en chair et en os, le vrai, celui dont la menace effraie et fait tenir tranquille. Celui qui emporte les enfants pas sages, et ceux qui ne veulent pas faire la sieste…

La danse du diable

Je ne sais plus pourquoi, j’ai repris mon  petit Larousse  et j’ai retrouvé au milieu des pages, une photo jaunie de ma petite sœur ; j’ai tout de suite pensé à vous.

-  la photo de votre sœur, lorsqu’elle était petite, me fait penser à un personnage étrange et mystérieux qui effrayait les enfants surtout les petites filles. On l’appelait le Boussadia, savez-vous d’où venait-il et connaissez-vous la légende qui le suivait ?

La laveuse

Je me souviens, la laveuse s’appelait Fathma.
En fait , je ne suis pas sûr du tout que son nom était Fathma !
- On l’appelait Fathma.
Il faut dire qu’à cette époque, toutes les femmes de service s’appelaient Fathma.  C’était plus simple, plus facile.  L’on disait «La Fathma »
- Et toi, ta Fathma, tu en es contente ? Conversaient entre elles, ces dames venues de France.
- Moi ça va pour la cuisine, mais alors le ménage je te dis pas, en plus elle ne comprend pas un mot de français !... C’est quelque chose ! Elle ne veut pas faire l’effort d’apprendre le français !...  Mais elle est honnête, c’est déjà ça.
- Que veux-tu ma pauvre, on n’a pas le choix !
Chez moi, la fathma c’était la laveuse, elle venait une fois par mois pour faire la lessive.
C’était une bédouine d’un certain âge. Elle arrivait le matin vers sept heures et s’asseyait derrière la porte, attendant que ma mère lui ouvre. Ma mère la faisait entrer dans le couloir, lui donnait un bol de café au lait et un morceau de pain qu’elle mangeait assise par terre. Puis ensemble elles montaient sur la terrasse avec le grand panier en osier rempli de linge sale. Je les suivais. C’était pour moi l’occasion d’aller sur la terrasse, ordinairement je n’avais pas le droit d’y monter.