Le petit coiffeur de Sidi Bou-Saïd

-           Ma chère, vous qui vivez à Paris, notre bon climat de Carthage ne vous manque-t-il pas ?
-           Ce qui me manque le plus c’est la mer, le dimanche mes parents nous emmenaient promener du côté de Sidi Bou Saïd.
-           Alors là vous touchez à mes plus beaux souvenirs, du haut de la colline on avait la vue sur le Boukornine, et puis les rues qui sentaient si bon, le jasmin, le chèvrefeuille et  l’oranger.

Incendie dans le port de Sfax 9 juin 1950

Le navire était amarré au quai par bâbord. Le début de l’incendie a été détecté le 7/06/1950 à 22.30 heures au niveau inférieur de la cargaison d’alfa en pontée, sur la partie arrière du navire. Les marins commencèrent à utiliser le matériel de lutte dont ils disposaient à bord, puis ils furent aidés par les pompiers du port. Activé par la brise qui soufflait le feu prit de l’extension.

Retrouvailles

 

Je ne l'avais pas revu depuis une bonne quarantaine d'années, presque un demi-siècle. On m'avait dit qu'il viendrait lui aussi à cette réunion d'anciens de ma ville natale, où les têtes chenues, sinon déplumées, ou les deux à la fois, étaient largement majoritaires. J'étais à peu près sûr de le reconnaître lorsqu'il nous rejoindrait, les gens de notre génération gardant souvent dans l'âge mûr l'expression de leurs jeunes années.

Transfo électrique de la route de M’harza

J’ai côtoyé  cet engin toute mon adolescence et je ne te dis pas combien de temps nous passions au pied  à discuter avec les copains de quartier. Ce transfo a une longue histoire que m'avait racontée NOUNOU L'ARHMEUR  ( le rouge ! ) , cousin germain de Lili Patané ;  je ne sais plus à quelle occasion je lui ai posé la question  : " Pourquoi , ce transfo , au milieu de nulle part " !! .

En fait il date de l'époque des colons qui possédaient les usines à huile , dont on peut encore voir les cheminées sur la route de Gabès.

Un certain "Mr BOUCHER" , sans doute un colon Français fortuné , lassé d'attendre que la compagnie électrique ne lui donne suffisamment de puissance pour alimenter ses savonneries , a fait venir le courant  et construit à ses frais cet édifice.

 C'est comme ceci que tout le quartier à pu bénéficier du courant alors qu'il était plutôt mal aisé de se raccorder en ces temps, surtout à la campagne..

 On l'appelait d'ailleurs le « transfo Boucher ».