Le temps de la guerre à Sfax

 

 

 

 

 

 

Lors de la déclaration de guerre, en août 1939, allez savoir pourquoi ! mon père prit peur et décida de nous mettre à l'abri, en Algérie, à La Catle plus précisément près de Mme D. et de sa famille.

Et nous voila partis tous les trois, maman, mon frère et moi.

Sfax : rue de la Fourrière, rue de la prison

 

 

Dans cette rue résidait une des tribus Bartolo  et Pace, le marchand de vin (même famille). Ces familles se sont regroupées à cet endroit après avoir habité dans la vieille ville européenne au pied des remparts, dans la rue Tissot.

 

Un printemps 42 (ou Les bijoux de la famille)


Je n'ai pas connu la guerre. Dieu sait si, enfant, je le regrettais, m'imaginant sans doute que les soldats étaient de plomb et le feu d'artifice... Je suis devenu grand, en fait, quand j'ai cessé de regretter de n'avoir pas connu la guerre, c'est-à-dire quand je l'ai connue, sous une forme, disons, plus... froide, moins meurtrière mais peut-être plus meurtrissante pour l'esprit et le cœur : la guerre qu'on doit livrer, devenu adulte, pour vivre sa vie, surtout quand on ne tient pas du tout à devenir un loup pour son prochain.

La pêche à Sfax ... c'était avant

 

Ah! Sfax et la pêche !  Mes premiers souvenirs c'est évidement de "tirer" une ligne à Madagascar ou sur la jetée. D'ailleurs à ce sujet, les "frangaoui" nous demandaient toujours : «  mais vous ne connaissez pas la canne à pêche ? » c'est vrai on en voyait très peu. D'ailleurs si mes souvenirs sont bons, on "tirait" plusieurs lignes qu'on attachait un peu partout... Après évidement, à la maison, il fallait enlever tous les nœuds et ça prenait du temps, on enroulait les fils sur des morceaux de lièges en forme de H.