Le salaire d’une Odeur

 

 Le temps s’en va, le temps revient, le temps passe, et Salem est tellement  pauvre, qu’il n’a que lui-même au monde !

 Un jour, il marchait rue de la grande mosquée demandant l’aumône, Et comme souvent, les passants pour se débarrasser de lui répondaient,  « Dieu pourvoit à tes besoins ». 

Enfin, prit de compassion, un commerçant lui donne un croûton de pain.

Alors, Salem s'approche d'une gargote d'où une odeur exquise de méchoui s'échappe. Il s’appuie contre la fenêtre de la cuisine, là où une fumée parfumée monte des fourneaux et se perd dans les airs. 

Salem passe longuement son morceau de pain dans l’odeur ensorcelante, puis lentement il le mange.   

Le cuisinier, qui l’observait depuis un moment, le fait saisir par ses chaouchs et lui demanda le prix de l’odeur.

Comme le malheureux ne pouvait pas payer, les chaouchs allèrent chercher le Cadi, à qui l’on expliqua toute l’affaire.

 Le Cadi réfléchit un moment, puis il demanda au cuisinier de lui prêter une pièce d’un douro.

 Surpris, mais obéissant, le cuisinier tira de sa poche la pièce de monnaie et la mit dans la main du Cadi.

 Alors celui-ci jeta la pièce sur le carrelage, et dit au cuisinier :  

  • Écoute bien le bruit de cette pièce de monnaie.  Maintenant te voilà payé !

J’étais là-bas, j’ai tout vu. Aussi cette histoire, je vous l’offre

 

         La graine pousse comme elle ait semé.

 

               Ne te fixe pas dans un pays où le Roi  n’est pas respecté.       

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