** L’Énigme de Tarak

 

Cette histoire est une histoire.  À moi de la raconter, à vous de l’écouter car le temps s’est écoulé et beaucoup est oublié. 

 C’est l’histoire d’un sultan qui n’a qu’un enfant qu’il prénomme Tarak.

Or il arriva un jour que le sultan est ruiné. 

 Le prince Tarak veut aider son père et se propose de devenir chasseur. Il va donc chez l’armurier et lui demande de lui vendre un fusil à crédit.

Le marchand lui répond :

Ainsi, Tarak obtient un fusil. Maintenant il lui faut un cheval. Il va chez le marchand de chevaux.

Maintenant il a soif, mais tout autour c’est aride, il n’y a pas d’eau. Il regarde son cheval luisant de sueur, alors il gratte la sueur du cheval et la boit.

Il se remet en route, et galope longtemps, il arrive dans une ville et devant un palais. Des crânes pendent à tous les créneaux des remparts. Tarak s’approche d’une vieille femme qui passe et lui demande pourquoi tous ces crânes ?

Tarak se présente au palais et demande à voir la princesse. Quand il est devant elle il lui dit :

      J’ai mangé le pur dans l’impur, et j’ai bu l’eau qui ne vient ni du  ciel ni de la terre.

La princesse écoute. Elle réfléchit, puis elle dit :

Le lendemain Tarak retourne chez la princesse. Elle lui dit :

Le lendemain :

Et, de lendemain en lendemain, un mois se passe.

La princesse est prise à son propre piège. Alors, elle se déguise en paysanne, et va à la rencontre de Tarak. Elle se fait passer pour la nièce de sa logeuse et se montre empressée, elle le flatte, le charme et le séduit. Ensuite elle lui dit :

La jeune fille passe une semaine entière à ses côtés. La septième nuit, Tarak lui coupe une de ces nattes et la met dans sa poche.

Au petit matin, il lui raconte toute l’histoire de son énigme.

Joyeuse, elle rentre au palais, et convoque le jeune homme.

Quand il se présente, elle lui dit :

      Faites venir la cour.

Le sultan arrive avec le Cadi, le sheriff, les chambellans et tous ses conseillers.

Alors la princesse se lève :

Le sultan dit :

-      Qu’on lui coupe la tête !

-     Attendez, dit Tarak. Avant de mourir, une dernière énigme dont la princesse connaît le sens : 

-     L’oiselle a quitté son nid pour aller dans le lit d’un étranger. Quand elle est rentrée, il manquait une de ces ailes !

La princesse devient livide et elle doit reconnaître devant la cour que c’est Tarak qui a donné la solution de sa propre énigme.

Tarak est vainqueur.

Le sultan lui dit :

 J’ai dû partir avant la fin de l’histoire qui est douce ou amère selon. Mais Tarak au contact de la princesse, qui était  belle comme un croissant de lune, avait perdu le Nord, le Sud, l’Orient et l’Occident. Aussi je crois bien qu’il l’aura épousée.

   

 Flatter puis flétrir… c’est deux fois mentir.

 Là où l’on s’aime, il ne fait jamais nuit. 

                 Ce qui est dans la parole est aussi dans le silence.

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